Arnaques aux assurances : gare aux personnes fragiles

Arnaques aux assurances : gare aux personnes fragiles

Dans un contexte où les crypto-monnaies attirent des épargnants plus nombreux mais moins avertis, de nombreuses plateformes viennent proposer des produits financiers toujours plus alléchant les uns des autres. Malheureusement certains sites moins scrupuleux ciblent des personnes en état de faiblesse pour soutirer leurs économies.

Plateformes d’investissement et d’assurance en ligne à haut risque

Depuis plusieurs années, le secteur financier se modifie avec l’arrivée de nouvelles technologies qui proposent aux utilisateurs de contracter une assurance ou d’entrer en relation avec un service financier pour entériner un crédit en ligne ou contracter une épargne. Toutes ces évolutions ont totalement modifié le paysage du métier d’intermédiaire qui peut capter un public très ciblé à moindres frais. En ce qui concerne le particulier, il profite lui aussi de cette évolution, pour souscrire directement en ligne des offres financières sans avoir à se déplacer. En conséquence, le client gagne du temps et limite ses trajets entre son domicile et sa banque de quartier. Le pilotage à distance de l’ensemble de ses finances lui offre une multitude d’informations dans le domaine financier sans passer par un conseiller.

Dans ce paradigme, c’est l’expérience client qui prime et c’est pourquoi de nombreuses plateformes anonymes deviennent désormais de véritables marques référentes. Certains sites se spécialisent dans des domaines précis ce qui offre aux épargnants des produits plus spécifiques avec des performances plus intéressantes (comme le domaine des SCPI). Malheureusement, lorsqu’un secteur rencontre un tel dynamisme, il attire des personnes moins bien intentionnées ce qui pourrait compromettre son développement.

Le risque d’arnaque alarme les agences financières

C’est pourquoi l’AMF et l’ACPR se sont unis pour rédiger un rapport alarmant en ce qui concerne les arnaques en ligne de produits financiers et d’assurance. Le premier produit cité qui fait l’affaire de nombreuses plaintes : le BITCOIN. Cette cybermonnaie a connu un engouement sans précédent dans l’année 2018 avec des rendements à faire pâlir les traders les plus doués. Toutefois, cette action se caractérise par une forte volatilité sans la garantie d’un État souverain (ce qui constitue tout le principe d’une crypto-monnaie). La directrice des relations avec les épargnants de l’AMF, ajoute que rien n’est nouveau mais que les taux bas « favorisent les offres frauduleuses » selon elle. À ce jour plus de 150 noms ont été ajoutés aux cinq listes noires existantes. Les organismes publics recensent plus de 750 noms de sites qui utilisent les marques de renom de manière frauduleuse pour soutirer aux personnes les plus fragiles leur avoir.

Les personnes fragiles : cible préférée des arnaques en tout genre.
Les commanditaires savent employer les leviers pour cibler les personnes vulnérables. Après tout, lorsque l’on demande un crédit ce n’est pas toujours dans une situation sereine. Il peut faire suite à un divorce ou un décès. Récupération de données de sites ayant pignon sur rue, et falsification de certaines informations réglementaires, les faussaires ne s’arrêtent pas là. Ils s’appuient aussi sur la surenchère des offres qui pourraient paraître trop belles pour être vraies.

Nombreux sont ceux qui pourraient penser que le dôle paraît visible mais lorsque l’on veut croire ce que l’on voit, le danger s’immisce dans nos vies. Compter sur la fragilité de certains particuliers s’attarde entre autres sur la méconnaissance de la procédure réglementaire que l’État impose aux organismes financiers. Dans ces circonstances l’AMF veille. Cet organisme s’attache à surveiller les bonnes pratiques sur le marché de la finance. Par exemple, la demande d’argent liquide doit alarmer les intéressés qui ne peuvent accepter une telle transaction. C’est peut-être l’occasion pour l’AMF et l’ACPR de revoir quelques pratiques déjà existantes dans le métier comme l’excès d’affectivité ou encore le manque d’information claires.

Si les personnes à plus fort risque demeurent les séniors, c’est tout simplement parce qu’ils disposent d’une épargne plus conséquente qui aiguise certains appétits. Pour endiguer ce problème, les prochains mois risquent de devenir prolifiques en matière d’annonces pour les deux agences.